10/10 : Eric Boschman : Le saltimbanque de la Sommellerie

Eric Boschman ne ressemble à aucun autre sommelier de cette série. Meilleur Sommelier de Belgique en 1988, conteur, chroniqueur, homme de scène — il a fait de la démocratisation du vin son combat de toute une carrière. Et il n'a pas sa langue dans sa poche. Sur les nouveaux terroirs, il regarde vers la Belgique, le Luxembourg, les Balkans et la Cappadoce avec l'enthousiasme d'un explorateur. Sur le no-low, il démonte le mythe avec humour : « La tendance no-low n'est pas vraiment un tsunami, mais plutôt un monstre du Loch Ness. Tout le monde en parle, mais les ventes sont extrêmement éclatées. » Sur les coefficients des cartes des vins, il ne mâche pas ses mots : « Il faut en finir définitivement avec les coefficients délirants. » Mais c'est sur le rôle du sommelier qu'il est le plus percutant : « Notre job, c'est d'amuser le client, de le rendre amoureux de son assiette — pas de lui refuser un glaçon dans son Chablis s'il en a envie. Restons des saltimbanques. C'est le plus beau métier du monde. »

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11/10 Adèle Le Bail : La sommellerie vue par la génération Z

À 22 ans, Adèle Labail n'a pas encore tout appris — et c'est précisément ce qui la rend si précieuse. Qualifiée pour la finale du Meilleur Apprenti de France Sommellerie 2026, cette jeune sommelière originaire de Chartres porte un regard neuf et sans complexes sur un métier qui se réinvente. Pour elle, le vin n'est pas une affaire d'experts : c'est un prétexte au partage, à la découverte, à la connexion humaine. « Je veux casser ce cliché qui veut que le vin soit réservé aux experts. Chaque bouteille et chaque client sont uniques. » Une conviction simple, portée avec une détermination qui, déjà, force le respect.

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3/10 Pascaline Lepeltier : La Philosophie du Vin en Mouvement

Pascaline Lepeltier fait partie de ces rares professionnels qui parlent du métier de salle avec la même profondeur que du vin lui-même. Meilleure Ouvrière de France, Meilleure Sommelière de France 2018, elle a construit depuis New York une vision de la sommellerie qui va bien au-delà de la dégustation ou de la connaissance des appellations. Sur le changement climatique, elle défend avec conviction la troisième voie — celle des cépages autochtones et endémiques, longtemps oubliés, aujourd'hui indispensables. Sur le sans-alcool, elle assume ses contradictions : sceptique face au vin désalcoolisé, enthousiaste dès lors que l'alternative a du sens et de la cohérence. Sur la formation enfin, elle pointe sans détour ce qui manque : la gestion, la psychologie, l'intuition — tout ce qui fait un vrai sommelier de terrain et qui n'existe quasiment pas dans les cursus actuels. Rencontrer Pascaline, c'est comprendre que la sommellerie de demain ne se jouera pas seulement dans les caves ou les vignes. Elle se jouera en salle — et dans les têtes.

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Portrait de Pascaline Lepeltier, meilleure sommelière de France, réalisé dans son restaurant "Chambers" à New York.

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